L'inspiration derrière Thérapie de choc
Comme dans la nouvelle, tout a commencé par un trajet en train. Un Paris - Lyon très matinal. Un petit somme pour compenser une nuit trop courte et la fatigue du jeune papa. Et au réveil, une sensation un brin oppressante. Dans cet entre-deux entre le rêve et l'éveil, différentes images se combinent : une scène du Dernier train pour Busan, un film de zombies coréen très efficace visionné des années auparavant d'une part ; celle des passagers tous plongés dans leurs écrans de l'autre. Le temps d'émerger, les associations d'idées ont fait leur œuvre et la prémisse est là : des zombies numériques, infectés non par un virus ou une bactérie, mais par une attaque informatique. Le huis clos d'un wagon. Et pour tenter de dénouer la situation, un protagoniste un peu dépassé ayant raté le virage de l'homme augmenté.
J'ai noté l'idée avant de l'oublier, et j'ai cherché à retrouver le sommeil malgré la touffeur déjà présente de ce matin de juillet. Ce n'est que quelques semaines plus tard, à la lecture de l'appel à texte de Flatland et de son thème, que j'ai commencé à réfléchir à ce que mon personnage allait bien pouvoir faire face à l'ampleur du dérèglement.